
N° 24. Palette Sakura
Journal photo : couleurs douces, émotions fortes !
Inspiration
Je me souviens qu'avant de venir vivre en France, je ne m'étais jamais vraiment souciée des saisons. Les changements de température, de lumière, d'heure, les vêtements à adapter… tout cela m'était étranger.

Fleurs de glycine à Bologne, Italie, baignées de lumière printanière, aux teintes douces de lavande et de lilas.
Au Venezuela, les saisons ne s'annoncent pas avec fracas. Il y a peut-être une saison des pluies et une autre plus sèche, mais rien de comparable à la métamorphose spectaculaire que connaît la nature ici.
Là-bas, la vie semble être toujours en été : les arbres sont en fleurs, la végétation est dense, verte, exubérante. La nature y est généreuse, presque insouciante, et on fini par croire qu'elle sera toujours ainsi, éternellement belle, comme un droit acquis.

Balade florale en Haute-Savoie à travers les couleurs du printemps : du rouge intense du dipladenia, au bleu éclatant de la bourrache, en passant par des fleurs oranges vives, les délicats bourgeons de l'abricotier, les fleurs blanches épanouies et la lumière dorée du mimosa. Un festival de textures et de teintes capturées au fil des promenades.
Je me souviens de mes premiers hivers en Franche-Comté, et de cette surprise mêlée d'incompréhension en voyant mes camarades de classe se transformer en chercheurs de soleil. Dès qu'un rayon perçait timidement le ciel, même — et peut-être surtout — au cœur du froid, ils sortaient s'y exposer comme des lézards en quête de chaleur.

Tapis naturel d'anémones blanda aux teintes bleu lavande, illuminées par le soleil de printemps.
Je me souviens de ne pas avoir tout de suite remarqué à quel point les arbres et la végétation reprenaient vie après les longs mois de froid et d'obscurité. Au début, portée par la nouveauté et l'enthousiasme de découvrir un nouvel environnement, je vivais les saisons froides avec curiosité. Mais peu à peu, cette lumière rare, cette pluie persistante, ce gris qui s'étire m'ont été plus lourds à porter.

Instant de quiétude dans un jardin japonais au printemps : les cerisiers en fleurs, les saules pleureurs et le miroir tranquille de l'eau composent un paysage empreint de douceur et d'harmonie.
C'est à ce moment-là que j'ai commencé à me raccrocher aux petites choses, à tout ce qu'il y avait de doux à espérer une fois l'hiver derrière nous. J'ai appris à guetter les signes du renouveau : les premières fleurs timides, le retour des couleurs, le bourdonnement des insectes, la caresse d'un rayon de soleil sur la peau, les visages qui s'ouvrent, les corps qui se délestent de leurs lourds manteaux. Et cette joie presque enfantine que l'on ressent quand le printemps revient — comme un souffle, comme un réveil.

Sous la pergola, vue paisible sur un étang japonais bordé d'arbres taillés et d'un pavillon traditionnel niché dans la verdure luxuriante.
Palette printanière
Sans plus attendre, voici ma palette de gouaches pour ce printemps. J'ai inclus les marques et les codes couleurs au cas où tu souhaiterais t'en inspirer toi aussi :

Palette de gouaches printanières 2025 : un nuancier vibrant de couleurs.
Inspirée par ces couleurs et une fleur croisée au détour de mes balades, voici la palette mise en action :

Étude florale à la gouache : tulipes jaunes et rouges aux traits expressifs, réalisée avec la palette du printemps 2025.


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